De retour sur les rives du Tungabhadrâ

En janvier 2026, Paul Daudin Clavaud est retourné en Inde, six ans après son dernier voyage qui avait inspiré en grande partie l’intrigue de son roman Tungabhadrâ, la pierre de l’éveil. Il a séjourné en particulier à Hampi, au cœur de l’ancien royaume de Vijayanagar.
Le royaume de Vijayanagar
Ce dernier avait été érigé, au milieu du XIVe siècle au bord du Tungabhadrâ, pour résister aux invasions musulmanes venues du nord de l’Inde. Il a prospéré pendant plus de deux cents ans, jusqu’à la bataille de Talikota en 1565 qui se conclut par la victoire des armées coalisées des sultanats du Deccan.

Les incroyables richesses de Vijayanagar, ses temples, ses palais, ses bassins, ses jardins luxuriants et ses nombreux marchés ont nourri les récits de voyageurs venus d’Europe. Malheureusement, après la défaite de Talikota, le vaste ensemble architectural de la capitale du royaume, qui s’étendait sur plus de quarante kilomètres carrés, fut en grande partie détruit.
Il n’a été redécouvert qu’au milieu du XIXe siècle. Il a fait l’objet de nombreuses restaurations et est inscrit depuis 1986 au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les retrouvailles avec Itagi et Ramswroup Rao
« Sept ans après ma première visite à Hampi, raconte Paul Daudin Clavaud, j’ai eu le bonheur de retrouver Itagi et Ramswroup Rao.
Le premier est le seul libraire de la ville. Il est en même temps éditeur de guides touristiques. C’est lui qui m’a inspiré le personnage d’Atman dans mon roman.
Quant à Ramswroup Rao (le peintre Gao dans mon livre), je lui dois le dessin qui figure sur la couverture de Tungabhadrâ, la pierre de l’éveil.
En me promenant sur les rives du Tungabhadrâ, j’ai éprouvé la même émotion profonde, le même lien spirituel avec l’eau de cette rivière dont le nom poétique était déjà présent mon premier roman Le Seizième anneau du serpent. »